mercredi 24 septembre 2008

Confiance et crise financière

La solution de la crise financière dépend-t-elle de la confiance des investisseurs ? La réponse est oui. Actuellement les investisseurs potentiels ne savent pas exactement l'ampleur de la crise. Les autorités monétaires ne dévoilent pas les montants nécessaires éventuellement pour revenir à l'état normal des marchés financiers. Un enjeu majeur entre les mouvements spéculatifs et les réactions des autorités monétaires notamment la BCE et les  RF des  États-Unis.

Posté par fmakhlouf à 12:32 - - Commentaires [5] - Permalien [#]


Commentaires sur Confiance et crise financière

    Confiance et marché monétaire

    La crise de confiance qui se manifesta dès l'été 2007, est à la base la conséquence de pratiques de risques peu ou mal évalués. En effet, la racine de la crise est avant tout une augmentation des risques de contreparties manifestés dans un accroissement des défauts de paiments sur le segment de marché immobilier aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, cette situation et de par la généralisation de la technique de titrisation des créances (actifs en général)dissémina le risque de contrepartie, sans pouvoir identifier les titres douteux.Ceci crea une crise de confiance qui se manifesta sur le marché monétaire, segment interbancaire, ainsi apparue la crise bancaire, qui malgré les injections massives concertés des principales Banques Centrales, se poursuivit durant le déroulement de la crise, laquelle se propageait aux marchés financiers et finalement à l'économie réelle à travers les canaux de diffusion.Il fut nécessaire une garantie de l'Etat adossée au titres monétaires émis par les banques commerciales pour redynamiser le marché des prêts interbancaire, qui permet le refinancement des opérations courantes des banques commerciales, et instaurer des conditions élargies pour faciliter le recours au refinancement de la part de la Banque Centrale.
    Cette crise de confiance n'est qu'un effet de la réalité de la présence d'information asymétrique sur les marchés.

    Posté par ecoman, vendredi 6 novembre 2009 à 13:06 | | Répondre
  • crise financière

    je suis sur l'intervention des banques centrales comme préteuses en derniers re..
    mais je ne vois pas le rôle des agences de notation
    si la crise traduit pour une partie l'asymétrie de l'information ce qui vrai, les autorités monétaires doivent intervenir dans ce sens afin d'essayer de minimiser les comportements non rationnels

    Posté par fmakhlouf, vendredi 6 novembre 2009 à 14:24 | | Répondre
  • Agences de notation

    Le rôle des ratings établis par les agences de notations est, en effet, de réduire les effets dérivés de la présence d'information asymétrique entre émetteur de titres et investisseurs, en procurant une certaine visibilité du degré de risque que les actifs véhiculent. Hors il s'est avéré que les agences de notations appliquaient les même critères de notation pour les dérivés de crédit, qui ne sont que des produits financiers dérivés dit aussi complexes,que pour les actifs plus classiques.Cette particularité est à la base d'un débat qui prit forme, pour tenter de créer des critères de notations pour les titres financiers dérivés, qui soient en adéquation avec leur nature complexe,en les distingant des risques associés aux sous-jacents.
    En fait, la crise à permit, entre autre, de réevaluer et de débattre la prise de risques de par les intervenants de marché, et, d'introduire des mesures de précaution, le débat est centré à l'heure actuelle sur la supervision de la part des autorités de marché, pour réduire les incertitudes en ce qui concerne l'évaluation réelle des risques auxquels font face les différents intervenants de marché. Il existe sur ce sujet un arbitrage entre les tenants d'une supervision macroprudentielle accrue et les défenseurs d'une réglementation accrue des marchés financiers.
    En ce qui concerne la rationalité, celle-ci à trait aux raisons et motivations qui fondent les attitudes, croyances et actions des agents dans la démarche d'optimisation de leurs fonctions objectifs. L'irrationalité, qui à été mise en avant pour qualifier l'action et les actes des opérateurs de marché, ne l'est pas tant à la lumière de l'analyse par l'application du concept de rationalité.En effet pour qu'un comportement soit qualifié de rationnel, il est nécessaire et suffisant, que l'acteur en question suive une démarche individualiste, que ses raisons et motivations ainsi que ses attitudes, croyances et actions soient compréhensibles pour lui, et, qu'elles soient le produit de la raison. Exprimée dans ces termes nous voyons que l'irrationnel laisse souvent, après analyse des raisons et motivations des agents, place à la rationalité.

    Posté par ecoman, vendredi 6 novembre 2009 à 18:31 | | Répondre
  • Intervention sur le marché financier

    la question se pose sur l'efficacité des interventions des autorités des marchés financiers. au départ, selon la vision classique (laisser le marché s' auto-régulé) c'est-à-dire le marché va éliminer toutes les entreprises inefficace. cependant l'action d'intervenir est-elle optimale.
    ce débat a lieu dans les années 30 après le crise de 1929. mais les crises sont cycliques, elle permettent de changer les règles de jeu mais sur le fond les marchés financiers n'ont pas changé malgré plusieurs crises ,29, asiatique japonaise .....

    Posté par fmakhlouf, dimanche 8 novembre 2009 à 11:16 | | Répondre
  • marché et inertie

    La crise de 1929 a donné naissance à l'intervention de l'Etat dans des champs qui jusqu'alors était occupés exclusivement par les activités individuels.En 1936 John Maynard Keynes publie son oeuvre "théorie générale de l'intérêt,de l'emploi et des salaires", c'est une révolution intelectuelle.Elle donne un source de légitimation à l'intervention de l'Etat dans la sphère économique, c'est la naissance de la macroéconomie, un outil qui permet de structurer au niveau collectif.
    Quant aux marchés financiers ils se sont modifiés de façon considérable, pensons un instant qu'en 1929, nous étions encore dans le système de l'étalon or,et des barrières à l'expansion du commerce international que cela produisait, d'ailleurs les années trente se caractérisent par un accroissement considérable du protectionisme et une diminution par rapport aux années 1920 des mouvements internationaux de capitaux.Et les évolutions au niveau des infrastructures financières qui permettent de soutenir et d'alimenter le phénomène de la globalisation, la sécuruté dans les transactions, etc... autant de changements qui permettent la diffusion et la généralisation progressive du bien-être.Combien de personnes dans le monde accèdent au ressources économiques chaque année, des millions.
    Certes ces changements peuvent passer inaperçus,il sont progressifs et se modifient de façon imperceptible, mais une recherche fine donne les indices de ces changements, je reconnais par contre l'existance d'inerties mais elles ne sont que des transitions nécessaires à l'adaptation aux circonstances globales.

    Posté par ecoman, mercredi 11 novembre 2009 à 08:54 | | Répondre
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